St Honoré les Bains - La Ronde des Arts en Morvan

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Thérèse Bisch
Thérèse Bisch, peintre
 
Paris, avril 2026
 
 
Parler de son propre travail, de sa création artistique s’avère une tâche assez périlleuse voire ingrate. Il y a là, à la fois une sorte de pudeur extrême et une fierté assez narcissique. Cette détermination à concevoir ainsi sa vie dans les arcanes de l’art m’est venue au fil des années sans pour autant projeter à l’avance de quelle manière elle allait être écrite. Comme une intuition.
 
De famille alsacienne, et bien imprégnée de cette biculture, très vite l’art m’est apparu comme le seul refuge  possible à mon imaginaire.
 
Après des études aux Beaux-Arts de Paris, en sculpture couronnées en 1976 par un diplôme mention très bien, félicitations du jury, je me suis orientée vers la peinture en mettant en scène le corps féminin sans visage : des huiles sur bois. De différents formats. Tout en poursuivant une carrière de peintre, j’ai l’opportunité d’obtenir en 1984  la responsabilité des collections photographiques du Musée d’Histoire Contemporaine de la BDIC à Paris.
Ainsi, de ces images du conflit glanées dans cette institution et durant une quinzaine d’années, ma réflexion s’est portée sur les traces de la Grande Guerre que j’ai mise en scène. Hommes sans visage venus de nulle part et du monde entier. Ma technique évolue, se peaufine. J’adopte la tempera et pigments sur toile de grands formats. Je guette les imperfections du support qui vont être prétexte à un acharnement pictural autour duquel va se forger enfin l’œuvre. Lumière, transparence, « clarté singulière » vont être les maitres de ma réflexion.
 
A partir de 2008, de nombreuses expositions sur le thème de la Grande Guerre m’ont été consacrées et des amis hommes, qui eux n’ont jamais connu aucun conflit sur leur territoire, écrivains, historiens, historiens de l’art, journalistes ont soutenus ma démarche par leurs écrits bienveillants.
 
Puis, la page s’est tournée d’elle-même et mon travail s’est alors orienté vers la « Nature », enfin retrouvée, celle qui revit après ces années chaotiques. Plusieurs expositions ont été présentées à Paris et en Province.
 
Plus tard, des ombres fantasmagoriques nichées au cœur de mes forêts imaginaires ont peuplé mes toiles et c’est ce que je vous propose ici à Saint Honoré les Bains durant le mois d’aout 2026
 
Collections  publiques:
Musée du Florival, Guebwiller (68)
Abri Mémoire 14/18, Uffholtz (68)
Ville de Bruay la Bussière (62)
Musée Massey, Tarbes (65)
Musée de Châtellerault (86)
Mairie du neuf. Paris
La Contemporaine. Université Paris Nanterre.
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